• Capitaine Seydina Oumar Touré : « Diomaye Faye n'a pas trahi, il reste fidèle à ses engagements »

    Capitaine Seydina Oumar Touré : « Diomaye Faye n'a pas trahi, il reste fidèle à ses engagements »

    ​Interrogé sur les accusations de trahison visant le président Bassirou Diomaye Faye depuis sa séparation politique avec Ousmane Sonko, le capitaine Seydina Oumar Touré s'inscrit en faux contre cette lecture des événements. Pour le président de l'Union pour un Sénégal Juste (USJ), les actes posés par le chef de l'État depuis son accession au pouvoir démontrent, au contraire, qu'il reste fidèle aux engagements pris devant les Sénégalais. ​À l'en croire, le premier engagement de Bassirou Diomaye Faye était de réduire le train de vie de l'État. « Deux ans après son arrivée au pouvoir, il a supprimé le Haut Conseil des collectivités territoriales ainsi que le Conseil économique, social et environnemental. Ce sont des engagements qu'il a tenus », souligne-t-il. Seydina Oumar Touré estime également que le président avance progressivement sur la question de la souveraineté nationale. Il cite notamment le départ des forces françaises du Sénégal, obtenu, selon lui, à travers la négociation. « Nous sommes indépendants depuis 1960, mais c'est un jeune président qui a réussi à faire partir les Français sans provoquer de rupture diplomatique. C'est une réussite qu'il faut reconnaître », affirme-t-il. ​ Gouvernance, remaniement et indépendance de la justice ​Selon lui, Bassirou Diomaye Faye se distingue également par son style de gouvernance. « Diomaye ne communique pas pour convaincre. Il dit simplement la vérité », soutient-il, rappelant que son soutien au chef de l'État s'est renforcé lorsque celui-ci a publiquement déclaré qu'il n'interviendrait pas dans les décisions de la justice. ​Le président de l'USJ évoque, à cet égard, le remplacement du ministre de la Justice. « Beaucoup pensaient que le problème venait d'Ousmane Diagne. Il a été remplacé par Yacine Fall, présentée comme proche d'Ousmane Sonko, mais les critiques ont continué à viser le président Diomaye. Cela montre bien que le problème est ailleurs », analyse-t-il. Fort des valeurs acquises durant sa carrière de gendarme, Seydina Oumar Touré réaffirme son attachement à l'indépendance de la justice. « Nous avons dénoncé le fonctionnement de la justice lorsque nous étions dans l'opposition. Une fois au pouvoir, nous ne pouvons pas exiger qu'elle fonctionne à l'inverse pour satisfaire des intérêts politiques », martèle-t-il. ​Pour lui, un État de droit ne peut fonctionner que si les magistrats exercent leurs missions en toute liberté. « La justice doit faire son travail librement. Un juge ou un procureur ne reçoit pas d'instructions de l'exécutif et ne doit pas obéir au doigt et à l'œil. Nous n'avons pas besoin de nous retourner contre les institutions ; au contraire, nous devons les renforcer », conclut le capitaine Seydina Oumar Touré.
  • Nouveau parti autour de Diomaye Faye : Dr Serigne Guèye Diop et son mouvement SEME formalisent leur adhésion

    Nouveau parti autour de Diomaye Faye : Dr Serigne Guèye Diop et son mouvement SEME formalisent leur adhésion

    Le paysage politique sénégalais enregistre un tournant stratégique avec l'annonce du Dr Serigne Guèye Diop. Le président du parti Sénégal en Mouvement vers l'Excellence (SEME) a rendu public un manifeste actant l'adhésion de sa formation politique au projet de création d'un nouveau parti politique structuré autour du président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Le ministre de l'Industrie et du Commerce présente ce ralliement comme une étape décisive destinée à consolider les réformes engagées depuis l'alternance. ​Dans son document d'orientation, le leader du SEME précise le cadre de cette initiative. « Le Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a décidé de créer une nouvelle structure politique capable de l'accompagner dans son œuvre de refondation de la Nation sénégalaise », écrit le Dr Serigne Guèye Diop, estimant que cette démarche répond aux exigences de la gouvernance actuelle. ​Une vision axée sur le souverainisme et la mobilisation citoyenne ​Pour le président du SEME, cette future organisation ne doit pas se limiter au rôle de simple appareil électoral. L'ambition affichée est d'en faire « un creuset de dialogue citoyen » et un levier d'engagement populaire au service du projet présidentiel. Dr Serigne Guèye Diop souligne que le chef de l'État dispose des qualités nécessaires pour piloter les transformations structurelles du pays, mettant en avant son sens de l'équilibre, son ouverture et sa fidélité aux principes républicains. ​Sur le plan idéologique, le manifeste pose les bases doctrinales de la future entité. Dr Serigne Guèye Diop préconise une ligne politique fondée sur un souverainisme connecté aux réalités globales, un panafricanisme pragmatique, le strict respect de l'État de droit et une gestion économique axée sur l'exploitation optimale des ressources locales au profit des populations. ​Engageant formellement sa structure dans cette dynamiques de rassemblement, le ministre conclut : « Pour réaliser ce grand dessein politique, il faut un appareil politique adéquat ». Une déclaration qui scelle l'intégration de SEME dans l'acte fondateur de la nouvelle majorité au service de la nation.
  • Vague de démissions à Pastef : Le coordonnateur de Salémata, Aly Fourou Ba, claque la porte et dénonce des manipulations

    Vague de démissions à Pastef : Le coordonnateur de Salémata, Aly Fourou Ba, claque la porte et dénonce des manipulations

    Le paysage politique de Pastef dans le département de Salémata enregistre une importante secousse. Le coordonnateur départemental de la formation politique, Aly Fourou Ba, a annoncé sa démission officielle du parti ainsi que de l'ensemble de ses instances dirigeantes, mettant ainsi un terme à une décennie de militantisme. ​Dans une déclaration publique, l’ancien responsable a indiqué s'être retiré de tous les canaux de communication officiels du parti. Membre de la première heure depuis 2016, l'ancien membre du Congrès et du Conseil national explique que sa conscience ne lui permet plus de laisser la manipulation prospérer au sein de la structure politique. ​Un soutien renouvelé au président Bassirou Diomaye Faye ​Malgré cette rupture nette avec l'appareil de Pastef, l'ancien coordonnateur départemental a tenu à renouveler sa loyauté envers le chef de l'État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Il a réaffirmé sa volonté de continuer à défendre le président de la République avec abnégation, saluant son intégrité, son humanité et sa capacité à conduire le projet de transformation nationale. ​La réplique des militants locaux et les perspectives pour le département ​Cette décision a immédiatement fait réagir la base locale de Pastef. Fodé Wagué, chargé adjoint de la communication du parti à Salémata et membre de la Jeunesse patriotique sénégalaise (JPS), a soutenu que ce départ était prévisible. Selon lui, depuis sa nomination au Conseil d’administration du CICES, Aly Fourou Ba s'était progressivement en retrait des activités de terrain, créant un déficit de mobilisation dans le département. Le responsable de la communication a également rappelé avoir régulièrement dénoncé des velléités de division et des manœuvres d'éviction au niveau local. ​Pour les responsables de la section locale, cette démission offre l'opportunité de restructurer la coordination départementale de Salémata autour d'une direction plus unie et proche des militants de la base. Il revient désormais aux instances nationales du parti de désigner une nouvelle équipe pour assurer l'animation politique dans cette partie du pays.
  • 37 millions FCFA introuvables : le scandale qui secoue le poste de santé de...

    37 millions FCFA introuvables : le scandale qui secoue le poste de santé de...

    Le Comité de santé (CDS) du poste de santé de Kounkané, dans le département de Vélingara, est au cœur d'un scandale financier portant sur des fonds publics. L'Observateur informe que « quatre personnes ont été arrêtées ». L'affaire a éclaté à la suite de nombreuses plaintes des populations dénonçant de « graves dysfonctionnements » dans la gestion financière de la structure. Face à ces alertes, avance la même source, la mairie de Kounkané a mandaté un cabinet d'experts avant de saisir le parquet de Kolda. L'audit a révélé que si le poste de santé avait enregistré 126 millions de recettes, les dépenses réelles ne s'élevaient qu'à 46 millions. Pourtant, pointe le journal du Groupe futurs médias, le bilan financier présenté par le CDS faisait état de 83 millions de dépenses, laissant apparaître un « écart de 37 millions ». L'enquête de la gendarmerie a confirmé ces irrégularités en mettant au jour des « surfacturations, des retraits de fonds non justifiés » ainsi que des dépenses dépourvues de pièces justificatives. Les investigations ciblent notamment l'ancien infirmier-chef de poste (ICP), le dépositaire de la pharmacie, le secrétaire exécutif et la trésorière. Après avoir été déférés au parquet de Kolda le 14 juillet, les suspects ont été transférés, le 16 juillet, au Pool judiciaire financier (PJF). Ils sont poursuivis pour « détournement de deniers publics » portant sur un trou de 37 millions et « association de malfaiteurs ». Les investigations se poursuivent afin d'établir les faits exacts et de déterminer avec précision le niveau de responsabilité de chacun.
  • "Attaques et désinformation" : La réplique salée de Ndella Madior Diouf qui promet des poursuites judiciaires

    "Attaques et désinformation" : La réplique salée de Ndella Madior Diouf qui promet des poursuites judiciaires

    Par l'intermédiaire d'un communiqué rendu public, le conseil de Ndella Madior Diouf, Maître Barro, a fermement réagi aux déclarations et témoignages récemment diffusés lors de l'émission télévisée Confrontation, animée par la présentatrice Bijou Ngoné. Selon l'avocat, des personnes mal intentionnées ont tenu à l'encontre de sa cliente des accusations d'une extrême gravité et manifestement diffamatoires. Me Barro déplore que ces allégations aient été largement relayées et amplifiées par certains organes de presse. Il s'étonne particulièrement du comportement de ces accusateurs qui, selon lui, ne se sont jamais présentés devant la justice pour faire de déposition formelle, malgré les nombreuses citations à comparaître qui leur ont été régulièrement adressées. Denonçant une pure entreprise de désinformation orchestrée par des médias en quête de sensationnalisme, la défense a tenu à apporter une précision de taille. Contrairement aux informations véhiculées par une partie de la presse, Ndella Madior Diouf n'a reçu aucune notification officielle à ce jour concernant ces nouvelles charges. Face à ces attaques répétées, la directrice de Keur Yeurmandé entend passer à l'offensive sur le terrain du droit. Le communiqué, également relayé par l'intéressée sur ses réseaux sociaux, précise que Ndella Madior Diouf va saisir très prochainement les juridictions compétentes d'une plainte pour diffamation et diffusion de fausses nouvelles.
  • Vol de 130 millions F CFA à la Socotra : les étonnantes explications du contremaître

    Vol de 130 millions F CFA à la Socotra : les étonnantes explications du contremaître

    Un contremaître de la société Socotra, âgé de 54 ans, a été arrêté par la Division des investigations criminelles (DIC) pour un présumé détournement de 130 millions de francs CFA, un montant qui pourrait encore augmenter, rapporte Libération dans son édition de ce mardi 21 juillet. Chargé de recouvrer les paiements auprès des clients avant de les reverser à la comptabilité, M. Samb aurait directement empoché les sommes, indique la même source. La fraude a été découverte après des vérifications ayant révélé que plusieurs sociétés considérées comme débitrices avaient, en réalité, déjà réglé leurs factures depuis plusieurs mois. Lors de son audition, M. Samb a reconnu l'intégralité des faits. Pour se justifier, complète le journal, il affirme avoir été victime d'un « piège mystique » tendu par un individu qui lui promettait la richesse. Il prétend que les 130 millions ont été remis à une femme « djinn » qui lui aurait été attribuée.
  • Favoritisme envers l'Argentine ? Ce que disent les chiffres

    Favoritisme envers l'Argentine ? Ce que disent les chiffres

    Une étude universitaire, des statistiques troublantes et une avalanche de débats sur les réseaux sociaux : la polémique autour de l'arbitrage ne retombe pas. Mais les chiffres suffisent-ils à prouver un favoritisme ? Le débat est devenu incontournable depuis la fin de la Coupe du monde 2026. Pour de nombreux supporters, l'Argentine aurait bénéficié d'une certaine clémence arbitrale tout au long du tournoi. Les réseaux sociaux regorgent de vidéos et de graphiques censés démontrer un traitement de faveur accordé à l'Albiceleste. Parmi eux, une étude de Northeastern University est devenue la référence de ceux qui dénoncent un possible favoritisme. Mais cette étude dit-elle vraiment ce que beaucoup lui font dire ? Une analyse qui a enflammé Internet À l'origine de la controverse se trouve une étude du laboratoire NetSI Sport de Northeastern University, aux États-Unis. Les chercheurs ont analysé les interventions de l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) lors de la Coupe du monde, en les rapportant au nombre de fautes commises et subies par chaque sélection. Le graphique est rapidement devenu viral. Il montre que l'Argentine figure parmi les équipes ayant bénéficié du plus grand nombre de décisions favorables de la VAR, aux côtés du Mexique. De quoi alimenter les soupçons de nombreux internautes. Les chiffres interpellent… La polémique ne repose pas uniquement sur cette étude. Plusieurs statistiques publiées au terme du tournoi montrent également que l'Argentine fait partie des équipes les plus rugueuses de la compétition. Malgré un nombre élevé de fautes commises, l'Albiceleste a relativement peu subi d'interventions défavorables de la VAR, un contraste qui nourrit les interrogations des observateurs. Pour beaucoup, cette combinaison de données constitue un faisceau d'indices troublant. …mais pas la conclusion C'est pourtant ici que le débat prend une autre dimension. Les auteurs de l'étude eux-mêmes invitent à ne pas tirer de conclusions hâtives. Brennan Klein, responsable de NetSI Sport, rappelle que les statistiques ne démontrent en rien un favoritisme. Elles mettent simplement en évidence des différences entre les équipes dans les décisions arbitrales. Une intervention de la VAR dépend d'une multitude de facteurs : le style de jeu, la nature des contacts, la qualité du placement de l'arbitre ou encore les situations de hors-jeu. Les chiffres, à eux seuls, ne permettent pas d'établir une intention ou un biais systématique. Pourquoi la polémique prend une telle ampleur Jamais une Coupe du monde n'avait été autant disséquée.
  • "Lion en papier" : Joseph-Antoine Bell descend les Lions et tacle l'organisation du football sénégalais

    "Lion en papier" : Joseph-Antoine Bell descend les Lions et tacle l'organisation du football sénégalais

    ​L’ancien gardien international camerounais Joseph-Antoine Bell a livré une analyse particulièrement sévère après l’élimination du Sénégal de la Coupe du monde. Invité d’une émission sportive, le mythique portier des Lions Indomptables a estimé que les difficultés et la contre-performance de la bande à Aliou Cissé trouvent leur origine bien avant les prestations livrées sur le terrain. ​Selon le consultant camerounais, les nombreux dysfonctionnements organisationnels révélés ces derniers jours étaient parfaitement prévisibles. « Quand une équipe se présente à une Coupe du monde alors que les problèmes autour de son entraîneur sont déjà étalés sur la place publique, cela signifie qu’il existe de graves défaillances en interne. Dans ces conditions, cette équipe ne peut pas prétendre devenir championne du monde », a-t-il fermement tranché. ​ « Le Sénégal était un lion en papier » ​Pour Joseph-Antoine Bell, la responsabilité principale ne incombe pas directement aux footballeurs, mais plutôt à l'environnement dans lequel ils ont été plongés. « Le football ne commence pas avec les joueurs. Ils sont les acteurs principaux, mais tout ce qui est mis en place en amont est essentiel. Si cette préparation est défaillante, cela finit toujours par se ressentir sur le terrain. Aujourd’hui, on découvre que le Sénégal était un lion en papier. Les joueurs n’ont pas été aidés par ce qui se passait autour d’eux », a-t-il regretté. ​L’ancien portier marseillais a notamment pointé du doigt des failles logistiques élémentaires qu'il juge inacceptables à ce niveau de compétition. « Les repas, les déplacements, les visas, l’organisation quotidienne… Ce sont des aspects qui relèvent d’un simple cahier des charges. Ils devraient être réglés avant même le début de la compétition. Ce qui est difficile, c’est la gestion tactique, psychologique ou stratégique d’un match. Mais comment espérer maîtriser ces paramètres quand les bases de l’organisation ne sont même pas assurées ? », s’est-il interrogé. ​ Un mal récurrent du football africain selon Bell ​Élargissant son diagnostic à l'échelle du continent, l'analyste estime que la sélection sénégalaise est tombée dans les mêmes travers que d'autres grandes nations africaines. « Le Sénégal rappelle malheureusement ce que le Cameroun, le Nigeria ou le Togo ont déjà connu. Les sélections africaines se copient souvent, mais elles reproduisent davantage leurs mauvaises pratiques que leurs bonnes méthodes d’organisation », a-t-il affirmé. ​Pour conclure, Joseph-Antoine Bell a mis en garde contre le piège des succès continentaux qui masquent souvent des tares structurelles profondes. « À chaque Coupe d’Afrique, un champion est célébré et chacun pense avoir progressé. Puis arrive la Coupe du monde, où l’on mesure le véritable niveau d’organisation face aux meilleures nations, et les mêmes faiblesses réapparaissent. Tant que ces problèmes ne seront pas corrigés, le football africain continuera de se heurter aux mêmes limites. »
  • Équipe de France : Zinédine Zidane a paraphé son contrat

    Équipe de France : Zinédine Zidane a paraphé son contrat

    L'arrivée de Zinédine Zidane à la tête de l'équipe de France ne semble désormais plus faire de doute. Selon les dernières informations du journaliste Fabrizio Romano, l'ancien entraîneur du Real Madrid a officiellement signé son contrat avec la Fédération française de football, mettant ainsi un terme aux dernières formalités administratives. La semaine dernière, seule la signature du technicien de 54 ans manquait encore pour finaliser le dossier. Cette étape étant désormais bouclée, plus aucun obstacle ne s'oppose à sa prise de fonctions. L'officialisation de sa nomination est attendue dans les prochains jours. Une fois confirmée, Zinédine Zidane ouvrira un nouveau chapitre de sa carrière en prenant les commandes des Bleus, avec la lourde mission de poursuivre les ambitions de la sélection française sur la scène internationale.