•  Il ne suffit pas de propos enflammés pour faire un pays » : Samba Sy décrypte le bain de foule de Macky Sall à Dakar

    Il ne suffit pas de propos enflammés pour faire un pays » : Samba Sy décrypte le bain de foule de Macky Sall à Dakar

    Le secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail (PIT), Samba Sy, a salué la visite, ce vendredi 17 juillet 2026, de l’ancien président Macky Sall au Sénégal dans le cadre de sa candidature au poste de Secrétaire général des Nations unies. Invité du Grand Jury de la RFM ce dimanche 19 juillet, il a estimé que cette étape à Dakar était importante, même si elle aurait pu intervenir plus tôt. ​« Cette visite aurait pu être plus précoce dans notre pays si les conditions avaient été créées. Il est heureux que ce soit le cas aujourd’hui et que le président ait pu fouler, après de nombreux autres pays, le sol du Sénégal », a-t-il déclaré. ​Une réception républicaine saluée ​Selon lui, Macky Sall « a eu raison d’insister pour venir présenter sa candidature à ses concitoyens, au président de la République ». L'ancien ministre du Travail a également tenu à saluer l’attitude du chef de l’État actuel face à cette démarche : « Nous croyons que le président Bassirou Diomaye Faye a bien fait de recevoir son prédécesseur en toute urbanité, en toute civilité », a-t-il estimé. ​Une mutation de l'opinion publique face aux réalités du pouvoir ​Interrogé sur le bain de foule marquant réservé à l’ancien président lors de son retour au Sénégal, le leader du PIT a invité à ne pas réduire cette mobilisation populaire à une lecture politique unique. ​« Il y a quand même de très nombreux Sénégalais qui pensaient que le président Macky Sall avait rendu d’éminents services au pays », a-t-il rappelé, avant d’ajouter que l’exercice du pouvoir par les nouvelles autorités pousse désormais une partie de l’opinion à porter un autre regard sur la situation générale du pays. ​« Je crois que les regards commencent à se dessiller et qu’au fond, il y a effectivement beaucoup de compatriotes qui commencent quand même à revenir à cette conclusion et qui savent aujourd’hui qu’il ne suffit pas simplement de propos enflammés pour faire un pays, pour le travailler, pour le transformer », a affirmé fermement M. Sy. ​Bien qu'il constate un « mouvement » et une « mutation » notables dans l’opinion publique, Samba Sy s’est gardé de toute conclusion hâtive sur les retombées politiques directes de cette évolution : « Qu’est-ce que cela va donner demain, converti en termes électoraux ? C’est évidemment simplement l’avenir qui nous édifiera », a-t-il conclu sur les ondes de la RFM.
  • Abdou Khafor Touré : « L'APR a perdu la bataille du récit malgré un bilan conséquent »

    Abdou Khafor Touré : « L'APR a perdu la bataille du récit malgré un bilan conséquent »

    ‎ Deux ans après la perte du pouvoir, le porte-parole de l'Alliance pour la République (APR), Abdou Khafor Touré, livre une analyse lucide des raisons de la défaite de son parti. Invité du "Jury du dimanche" sur iRadio, il estime que l'APR a payé moins un déficit de réalisations qu'un déficit de communication avec les Sénégalais. Selon lui, les nombreuses infrastructures réalisées sous le régime de Macky Sall, notamment dans la banlieue dakaroise, n'ont pas suffi à convaincre les électeurs. « Nous avons perdu la bataille du récit », résume-t-il, regrettant que les actions menées n'aient pas été suffisamment expliquées ni mises en perspective avec les attentes des populations. ‎ ‎L'ancien responsable explique que son retrait de la scène médiatique depuis l'alternance relevait d'un choix stratégique. Il souhaitait prendre le temps d'observer l'action du nouveau pouvoir, d'écouter les citoyens et de tirer les leçons de l'échec électoral avant de reprendre la parole. À l'en croire, la reconstruction de l'APR passera d'abord par un retour sur le terrain. Il estime que le parti doit renouer avec les populations, comprendre les raisons profondes du vote de 2024 et rebâtir un projet politique plus en phase avec les préoccupations quotidiennes des Sénégalais. Pour Abdou Khafor Touré, la politique ne peut se résumer aux affrontements partisans. Elle doit avant tout apporter des réponses concrètes aux difficultés liées au pouvoir d'achat, à l'emploi, à l'éducation, à la santé et au logement. C'est à cette condition, estime-t-il, que l'APR pourra retrouver la confiance des électeurs.
  • Les Sénégalais vivent plus difficilement qu'il y a deux ans » : Abdou Khafor Touré critique le bilan du pouvoir

    Les Sénégalais vivent plus difficilement qu'il y a deux ans » : Abdou Khafor Touré critique le bilan du pouvoir

    Le porte-parole de l'Alliance pour la République (APR), Abdou Khafor Touré, dresse un tableau sombre de la situation économique et sociale du Sénégal. Deux ans après l'arrivée au pouvoir des nouvelles autorités, il estime que les promesses de changement n'ont pas produit les effets attendus sur le quotidien des populations. Devant le "Jury du dimanche" sur iRadio, il est d'avis que la cherté de la vie, le ralentissement de l'activité économique et les difficultés rencontrées par les ménages traduisent une absence de résultats tangibles. Il affirme que de nombreuses familles peinent désormais à payer les frais de scolarité de leurs enfants ou à faire face aux dépenses courantes, tandis que plusieurs secteurs économiques, notamment le bâtiment, connaissent un net ralentissement.  Abdou Khafor Touré reproche également au gouvernement d'avoir accordé plus d'importance aux confrontations politiques qu'aux urgences économiques et sociales. À ses yeux, les priorités auraient dû être l'emploi, le pouvoir d'achat et l'amélioration des conditions de vie. ‎L'ancien directeur de l'Agence nationale pour l'emploi des jeunes insiste particulièrement sur la nécessité de faire de l'insertion professionnelle une priorité nationale. Il plaide pour une stratégie de long terme reposant sur la continuité des politiques publiques, une meilleure adéquation entre la formation et les besoins du marché du travail, ainsi qu'un accompagnement durable des jeunes.  Pour lui, l'avenir du Sénégal dépendra de sa capacité à transformer sa jeunesse en véritable moteur de développement plutôt qu'en victime du chômage et de la précarité. ‎